samedi 4 juillet 2015

Tuto : jouer à la manette de PS3 sur PC

Comme c'est la troisième fois que la question revient dans mon entourage, j'ai décidé de faire un petit article sur "comment jouer sur PC avec une manette de PS3". La méthode décrite ici n'est pas la seule méthode existante, mais je l'ai effectuée avec succès et sans difficulté sur trois ordinateurs différents sous Windows 7 (et ça devrait fonctionner aussi sous Vista ou Windows 8), c'est donc la plus fiable que je connaisse à ce jour.



Le principe :


Le principe est d'utiliser un logiciel, Motion In Joy qui ferra passer votre manette de PlayStation 3 pour une manette de XBox 360 aux yeux de votre PC. Le problème, c'est que ce logiciel nécessite une connexion internet pour fonctionner, nous utiliserons donc ensuite Better DS3 qui permet de faire fonctionner tout ça sans internet.

J'utilise cette méthode tous les jours depuis plusieurs mois pour jouer à des jeux comme Mortal Kombat 9, Mortal Kombat X, The Witcher 3 ou encore Batman Arkham Knight. Bien sûr, cela implique que le jeu reconnaisse comme il faut les manettes de XBox 360, ce qui est le cas de 90% des jeux récents.

Pré-requis :


Guide de paramétrage (à faire la première fois) :

  1. Téléchargez et installez Motion in Joy
  2. Ouvrez "DS3_Tools", cette fenêtre dégueu avec quelques pubs devrait apparaître :

  3. Brancher votre manette de PS3 à votre PC avec le câble USB
  4. Cliquez sur le bouton "Driver Manager"
  5. Là vous devrez voir un fenêtre avec ceci, la partie qui nous intéresse est la zone entourée en rouge, si rien n’apparaît, c'est que votre manette de PS3 n'est pas correctement branchée à votre PC ou peut-être qu'elle n'a plus de batterie.

  6. Cocher la petite case à gauche, au dessus du bouton "Load driver"
  7. Cliquez sur "Load driver"
  8. Si Windows vous indique qu'il ne peut pas vérifier l'éditeur du pilote, répondez "Installer ce pilote quand même". C'est normal, nous installons un pilote non officiel pour votre manette.
  9. Une fois le pilote installé, vérifier dans les messages en bas de l'application que vous n'avez aucune erreur pour confirmer que tout s'est bien passé.



  10. Nous en avons fini avec ce logiciel laid, mais néanmoins très efficace, vous pouvez fermer la fenêtre de "Motioninjoy Gamepad Tool" pour toujours.
La suite de ce tuto est facultative, mais fortement recommandée, car nous allons installer "Better DS3", qui est un logiciel plus ergonomique de Motioninjoy, qui fonctionne sans connexion internet, et sans pub.

  1. Téléchargez Better DS3
  2. Décompressez l'archive et rangez le fichier "Better_DS3.exe" où bon vous semble sur votre ordinateur.
    Pour ma part, je le met dans le dossier d'installation de Motion In Joy (par défaut dans "C:\Program Files\MotioninJoy\ds3" si je ne dis pas de bêtise), comme ça tout est au même endroit.
  3. Lancer "Better_DS3.exe", cette fenêtre devrait s'ouvrir

  4. Vérifiez que dans "Connected DS3 Controllers", votre manette soit bien reconnu. Si ce n'est pas le cas, vous avez sans doute eu une erreur au moment de cliquer sur "Load driver" à l'étape 7 du paramétrage de Motion In Joy
  5. Cliquez sur le bouton "New ▼", cette fenêtre devrait s'ouvrir

  6. Renseignez un nom pour votre profil, moi je met en générale "XBox 360"
  7. Cliquez sur "Auto Fill : Xbox 360" et cochez "Automatically apply to controllers when connected"
  8. Fermez la fenêtre, "DS3 Profile"
  9. Dans le menu "Selected Profile" sélectionnez le profile créé aux étapes 6 et 7 
  10. Cliquez sur "Apply"
  11. Vous pouvez fermer "Better DS3" (Facultatif)
  12. Lancer votre jeu !
Si vous le souhaitez, vous pouvez à l'étape 7 définir manuellement quelle touche de votre manette de PS3 correspond à quelle touche de la manette de XBox 360. Cela peut être pratique pour inverser les gachettes ou ce genre de chose selon vos habitudes de jeux.

Vérifier que tout fonctionne :


Il y a un moyen très simple de vérifier que votre manette de PS3 est bien reconnue comme une manette de XBox 360 !
Dans Windows Vista, 7 et 8, ouvrez le menu de démarrage et tapez "controleur de jeu USB", dans les programmes disponible devrait apparaître "Configurer les contrôleurs de jeu USB". Ouvrez cet utilitaire, et dans la liste doit apparaitre "Controller (Xbox 360 Wireless Receiver for Windows)" avec à côté l'état "OK".

Si ce n'est pas le cas, regardez dans la FAQ la question "Que faire si une fois ma manette branchée, elle n'est pas reconnue comme manette Xbox 360 ?"

Guide d'utilisation (à faire à chaque fois) :


Rien de plus simple : brancher votre manette sur le même port USB et lancer simplement Better DS3. Et voilà, c'est tout ! Vous pouvez même refermer Better DS3 puisque le profil reste actif même lorsque l'application est fermée.

Le mieux est de conserver un raccourcis vers Better DS3 sur votre bureau. Pour faire un raccourcis, fait un clic droit sur un fichier puis "Envoyer vers", "Bureau (créer un raccourcis)".

Important : Il est indispensable de brancher la manette toujours sur le même port USB, ou de faire la manipulation pour chaque port USB que vous souhaitez utiliser. Il est d'ailleurs tout à fait possible de configurer deux manettes de cette façon sur deux port USB différent afin de pouvoir jouer à deux sur le même ordi (testé et approuvé sur Mortal Kombat X).

FAQ:


Ma manette n'est pas du tout reconnue !


Vérifiez que les voyants de votre manette soit allumés, si ce n'est pas le cas, soit votre manette n'est pas bien connecté en USB, soit elle n'a plus du tout de batterie. Essayez peut-être sur un autre port USB ou branchez là à une PS3 pour vous assurer qu'elle fonctionne bien.

Vérifiez également lors du paramétrage de MotionInJoy que vous n'avez aucune erreur en cliquant sur "Load driver". Si cela arrive, essayez de redémarrer votre ordi, débranchez un maximum de périphérique USB pour être sûr qu'aucun conflit gêne le paramétrage de votre manette.

Que faire si une fois ma manette branchée, elle n'est pas reconnue comme une manette XBox 360 ?


Vérifier bien si vous avez coché "Automatically apply to controllers when connected" dans le profile de votre manette dans Better DS3. Sinon, vous pouvez faire la manipulation ci-dessous pour appliquer manuellement le profil à chaque fois que vous branchez la manette :
  1. Branchez votre manette de PS3 via USB
  2. Lancer Better DS3 et assurez-vous que votre manette apparait bien dans la liste "Connected DS3 Controllers"
  3. Dans le menu "Selected Profile" sélectionnez le profile créé aux étapes 6 et 7 du paramétrage de Better DS3
  4. Cliquez sur "Apply"
  5. Vous pouvez fermer "Better DS3" (Facultatif)
  6. Lancer votre jeu
Faites les étapes décrites dans le chapitre "vérifier que tout fonctionne" pour être sûr qu'il n'y a aucun soucis.

dimanche 28 juin 2015

L'élitisme dans le jeu vidéo, de la définition du "vrai joueur"

Voilà un petit moment que je voulais écrire un petit article sur l'élitisme dans le milieu du jeu vidéo. Par élitisme, je veux parler de l'attitude qu'on les joueurs entre eux à toujours vouloir être le meilleur, quitte parfois à rabaisser un peu trop violemment le parti adverse. Et finalement, je pense pouvoir rapprocher cette notion de celle du "vrai joueur".


Pourquoi aujourd'hui certains critiquent le casual gaming ? Ceux qui y jouent ne sont-ils pas de "vrais joueurs" ?
Pourquoi fait-on la course aux trophées et autres succès ? Ceux qui ne "platinent" par leurs jeux ne sont-ils pas de "vrais joueurs" ?
Entre le joueur qui a fini son jeu en 10h et celui qui ne l'a toujours pas fait au bout de 30h, lequel des deux est-il plus "vrai joueur" que l'autre ?



Si je soulève ces questions, c'est plus pour alimenter ma rhétorique que véritablement y répondre. Ce qui est intéressant, c'est que la question se pose tout le temps. On veut systématiquement prouver qu'on est le meilleur, et même si on peut trouver cela malsain, je pense que c'est en réalité normal.

L'explication est simple : le jeu. La compétition est l'essence même du jeu. Prenez une promenade, ajoutez-y une récompense à l'arriver, cela devient un jeu ou le but est de terminer la promenade. On distinguera alors ceux qui ont réussi, ceux qui ont gagné, de ceux qui ont perdu. Il n'y a pas jeu sans victoire ni défaite. Ajoutez des récompenses en fonction de l'ordre d'arrivée et vous avez transformé une promenade en course. En ajoutant des éléments de jeu, la promenade devient course, et par le fait même compétition.



Il n'y a que dans les jeux que l'on gagne, et ceux qui gagnent sont par définition meilleurs que ceux qui perdent. Attention, quand je dis "meilleurs", je parle dans le cadre même du jeu. Vous n'êtes pas quelqu'un de meilleurs parce que vous avez gagnez une compétition, que l'on soit bien d'accord.

Mais revenons à nos jeux vidéo. Dès leurs origines, il y a cette notion de compétition, car compétition n'implique en aucun cas plusieurs joueurs. La compétition, c'est votre console de jeu qui vous défi. Finir Super Mario Bros, c'est une compétition. Une compétition contre le jeu, peut-être même une compétition contre vous-même. La compétition n'en a peut-être pas l'apparence, mais le plaisir de jouer est alimenter par les récompense que vous procure le jeu.
Et même dans les jeux les plus récents et aboutis,  c'est encore le cas. Prenons un RPG, par exemple Skyrim ou The Witcher 3, le jeu vous récompense en or, en points d'expérience, en nouvelles mécaniques de jeu, au fur et à mesure que vous progressez. Le jeu vous défis, vous vous montrez digne, le jeu vous récompense, ça vous plait et vous continuez pour passer au palier suivant.



Si un jeu vidéo fonctionne si bien, c'est qu'il vous donne un cadre, un défi et des outils pour relever ce défis et c'est ensuite à votre ingéniosité de joueur de tirer profits des outils pour relever le défis et obtenir la ou les récompenses.
Et les passages secrets, fins alternatives ou techniques spéciales pour vaincre un boss sont autant d'éléments facultatifs qui viennent enrichir votre réussite si vous les découvrez.




Alors forcément, lorsque l'on voit que le principe même d'un jeu, c'est cette course à l'exploit et à l'excellence, il est logique que les joueurs entre eux se jugent par leurs faits d'armes. Un joueur cherchera toujours le meilleur moyen de devenir le meilleur. La guerre des console en est une parfaite illustration.

Une fois que l'on a compris ça, je pense qu'il est alors plus facile d'être tolérant vis à vis de ces réactions parfois un peu vives, tout comme il est plus aisé de modérer ses propres réactions vis de ceux qui ne sont peut-être pas de vrai joueurs de Mortal Kombat, mais qui vous exploseront à Mario Kart.


lundi 29 décembre 2014

Transistor : mon coup de coeur de 2014

Il est assez commun à la fin de chaque année de parler un peu de ses coups de cœurs. Coup de cœur ciné, coup de cœur BD, coup de cœur musical, ou comme c'est le cas ici : coup de cœur jeux vidéo. Ceux qui me connaissent savent que j'apprécie énormément les RPG, mais pour le coup, c'est un peu un ovni hybride, avec du RPG mais pas que, qui a retenu mon attention. Ce jeu, c'est Transistor !


L'histoire et l'univers

Le jeu est par les mêmes créateurs que Bastion, et tout comme celui-ci, l'histoire débute très rapidement sans véritable intro pour vous donner les bases de l'univers. Ce sera au fur et à mesure que vous progresserez dans le jeu que vous finirez par bien comprendre et appréhender qui est le personnage que vous contrôlez, qui est la voix-off qui vous accompagne et quelles sont les règles qui régissent le monde dans lequel vous évoluez.


Cela peut paraître déroutant au départ, mais la découverte de l'univers du jeu n'en est que plus savoureuse. Je vous donne quand même quelques pistes : vous incarnez Red, une chanteuse qui se retrouve la cible d'un attentat. Elle en réchappe de peu, mais perdra sa voix. Lors de sa fuite, elle récupère une étrange épée : le Transistor. Celle-ci semble habitée par une personnalité bien connu de Red. Qui est-ce ? Pourquoi est-elle là ? Qui sont les responsables de l'attentat ? Quelle est la véritable nature du Transistor ? Ce sera à vous de le découvrir...

Graphismes et musiques

Le jeu est juste a tomber par terre graphiquement. L'esthétique visuel est très réussie et l'animation parfaitement maîtrisée. Les graphismes en 3D isométrique dessinés à la main sont justes ma-gni-fiques ! Ajoutez à cela une bande son envoutante, qui mélange instruments classiques, électro et chants et forcément on ne peut pas resté indifférent au charme et à l'ambiance que dégage Transistor. Les musiques rappelleront un peu certains morceaux du groupe Portishead, avec toujours une certaines mélancolie qui se ressent à travers les paroles et les instruments utilisés. Démonstration :


Transistor, c'est donc une histoire originale, des graphismes magnifiques et une bande son sublime. Et ? C'est tout ? Ô grand dieu, non !

Le gameplay

Que nous manque-t-il pour en faire le jeu de l'année 2014 ? Un gameplay réussi ! Et ça tombe bien, Transitor propose des mécaniques de combat très riches et pourtant très abordable. Le jeu propose un subtile mélange entre combat en temps réelle et tour par tour. Red dispose de plusieurs compétences que vous pouvez équiper pour attaquer vos adversaires. Libre à vous de les attaquer directement, un peu comme dans un Zelda, ou de déclencher le mode "tactique" qui stoppe le temps. Vous pouvez alors planifier un ensemble d'action en fonction de vos points d'actions disponibles, puis une fois que vous validez, le temps reprends son cours et Red enchaînent les actions à toute vitesse à l'écran. Bien évidemment, le jeu vous demandera d'alterner entre ces deux modes, sachant que dans tous les cas, vos compétences auront un temps de recharge nécessaire (de quelques secondes) avant que vous puissiez les réutiliser.


Mais le génie de Transistor ne réside pas que dans ces éléments. Les compétences que vous pouvez équiper peuvent être customiser à l'aide d'autres compétences pour varier les effets de celle-ci, comme par exemple étourdir les ennemis ou avoir un effet de zone.
De plus, les compétences peuvent également être équipées de manière passive pour avoir des effets de soutien. Ainsi, vous récupérez au fur et à mesure de plus en plus de compétences, libre à vous de les équiper en attaques, en modificateur d'attaque ou en soutien. Les combinaisons sont du coup très nombreuses, car le jeu propose au total 13 compétences, pouvant recevoir jusqu'à 2 compétences pour êtres modifiées. Si je ne me goure pas dans mes calculs, on approche des 340 possibilités.



Le but sera donc de trouver les meilleures combinaisons en fonction de votre façons de jouer et le principe est assez grisant et gratifiant. Le jeu propose par ailleurs un mode défi, et selon le défi à relever, vous serez équipé de compétences prédéfinies, ou des compétences choisies au hasard. Ce mode défi est donc un excellent moyen d'expérimenter de nouveaux combos de compétences que l'on pourra ensuite mettre en application dans l'histoire principale.

En conclusion

Vous l'aurez compris, sur tout les plans, je trouve Transistor très réussi, presque parfait ! Le seul et unique reproche que je peux lui faire, c'est sa durée de vie. J'ai bouclé le jeu en 6h, sans pour autant tout débloquer je vous rassure. Notez quand même que le jeu propose un mode New Game + tout à fait adapté, ce qui vous donne une excellente raison de repartir à l'aventure au côté de Red. J'aime les cheveux de Red, j'aime sa façon de bouger, sa façon de chanter, sa façon de se battre. J'aime Transistor.

Vous voulez une note ? 10/10 ! Voilà ! C'est tout ce que mérite Transistor.

Si vous voulez en apprendre un peu plus sur Transistor, je vous invite à jeter un œil à la vidéo découverte que j'ai réalisée pour RPG France.

mercredi 3 décembre 2014

La PlayStation a 20 ans !

Mes meilleurs souvenirs de joueur, je les ai eu sur la première PlayStation. Sortie le 3 décembre 1994 au japon, elle sortira en Europe presque un an plus tard le 29 septembre 1995. Hé oui, en ce jour, la PlayStation fête ses 20 ans !



La découverte

Imaginez-vous, un gamin de 7 ans et demi, qui découvre alors chez un de ses copains ses premiers jeux en 3D ! A l'époque, je bavais déjà sur Crash Bandicoot et la démo de Medievil.
Nous sommes en octobre 1998, le célèbre Metal Gear Solid est déjà sorti au japon, et des vidéos sont dispo depuis plusieurs mois sur les fameux disque "Demo One" qui accompagnait la console. Je me rappelle m'être passé le trailer en boucle. J'avais même enregistré la musique avec un magnétophone que j'avais placé à côté des hauts parleur de la télé !



Des jeux cultes

Ce qui a toujours fait la force de la PlayStation à mes yeux, c'est son catalogue de jeux incontournables. Que ce soit pour jouer seul ou entre pote, j'ai passé des après-midi à m'éclater sur Tony Hawk's Pro Skater 2, Tekken 3, Final Fantasy VII ou VIII, Soul Reaver ou les célèbres Tomb Raider !



Aujourd'hui encore, je prend toujours plaisir à la relancer, elle est d'ailleurs toujours branchée, et mes disques de Resident Evil, Dino Crisis et autres Tenchu sont toujours en service. Grace à la PlayStation, j'ai sauvé le monde un bon milliard de fois. Je me suis battu. Je suis mort et ressucité. J'ai affronté des zombies, des vampires et des démons. J'ai été ninja, agent de forces spéciales, espion, skater, pilote de rally, mort-vivant et chevalier. Le jeu vidéo continuera d'évoluer et, je l'espère, continuera à nous proposer des choses formidables, mais si aujourd'hui je ne devais garder qu'une seule console, ce serait ma bonne vieille PlayStation !


20 ans, 20 musiques cultes !

Parce que c'est avec la PlayStation que j'ai commencé à m'intéresser aux musiques de jeux vidéo, je vous propose une sélection de 20 musiques de jeux sortis sur la console, des musiques qui aujourd'hui encore reste gravées dans mes souvenirs.

Medievil


Metal Gear Solid


Die Hard Trilogy


Resident Evil 3


Time Crisis


Final Fantasy VII


Legacy of Kain : Soul Reaver


Tenchu


Final Fantasy VIII


Castlevania : Symphony of the Night


Crash Bandicoot


Soul Blade


Silent Hill


Tekken 3


Loaded


Tomb Raider


Final Fantasy IX


Resident Evil

Kitch mais culte

Croc : Legend of the Gobbos


Tony Hawk's Pro Skater 2

Celui là c'est cadeau, je vous mets toute l'OST

dimanche 24 août 2014

Se lancer dans les comics: X-men

2014 continue doucement mais surement et entre Captain America et les gardiens de la galaxie, en Mai, on a pu profité d'un nouveau film sur les mutants.
Encore une occasion rêvée pour se plonger dans l'univers de leurs BDs.
Pour commencer je vous rappel que vous pouvez trouvé l'article "Se lancer dans les comics: Spider-man" sur le blog.

Par ailleurs tiens aussi à faire une petite remarque par rapport aux mutants:

Car oui il y a des films X-men, mais ils sont très différents des comics de bases, que vous aimiez les films ou non ne vous y fiez pas forcement. Les X-men sont bien des super-héros en costumes, ils ont la particularité d'être en grand nombre mais surtout hais par la population.
La force de leurs histoires réside dans leurs caractère, dans leurs façon de s’accepté, de "lutter" contre le monde extérieur...
Chaque héro Marvel à sa particularité: la double vie de Peter Parker, la famille des 4 fantastiques ... Laissé vous tentez par ses mutants qui ne sont pas si différent de vous, et je vous assure que vous serez charmé et très agréablement surpris!

On est partit pour les conseils ( toujours tout en VF, facilement trouvable et majoritairement accessible aux néophytes )  :

Nous sommes les X-men

 

Une nouvelle fois commence par une anthologie ( qui va surement accompagné régulièrement la sortie des films ). Une nouvelle fois on a le droit aux histoires les plus marquantes des X-men jusqu’à aujourd’hui.
Une nouvelle fois l’œuvre parfaite pour jeter un œil sur l'univers dans sa globalité !
Surtout que cette BD comprend la fameuse histoire "Days Of Future Past" en entière, en plus de la première histoire de 1963, du nouveau départ en 1975, du début de New X-men par Morisson et bien d'autres.
Prix : 22€
288 pages


All New-X-men Tome 1 ( Marvel Now )



La série X-men (principal) qui est en cours actuellement. Parfaitement accessible sans connaissances elle raconte l'arrivée de la première équipe mutante ( Cyclope, Angel, le fauve, iceberg et Jean Grey: ceux des années 60 habillés en jaune ) dans le présent.
Toute la force de cette histoire se cache dans les rapports entre les personnages, leurs psychologies et les situations/dialogues qui en découlent. Donc n’espérez pas un gros méchant cosmique ou une menace international, ici l'intrigue est quasi intimiste mais d'une intelligence et d'une émotion rare. Elle parle de la fin de l'innocence, de ces moments ou on lutte pour changer les choses, pour les réparés (en vain ? ).
En plus les dessins sont sublimes et le scénario est de Brian Michael Bendis (House of M , la série Avengers pendant une dizaine d'année -dont Avengers la séparation-) !
Je précise que la série ne fait pas l’unanimité de par ses choix de se concentré sur la psychologie des personnages et leurs relation mais pour moi elle est indispensable ! (prenez au moins les deux premiers tomes vous ne le regretterez pas )
Prix: 15€
128 pages

X-men Tome 1 ( Marvel Now )



En parallèle à All New X-men, plusieurs séries sur les mutants sont en cours dont cette série sobrement appelé X-men.
La particularité de cette série est qu'elle met en avant une équipe totalement féminine ( X-"men" vraiment ? ).
Comme ce n'est pas la série principale elle a très peu d'impact sur la continuité mais ça ne l’empêche pas d'être très agréable, très bien scénarisé et surtout très intéressante. De plus elle permet de suivre des personnages souvent apprécié mais peu mis en avant, comme Tornade, Psylocke, Jubilée etc...
Surtout que le scénario est de Brian Wood ( DMZ entre autres ) et les dessins d'Olivier Coipel (le frenchy qui a dessiné House of M ou un run "culte" de Thor )
Prix: 13€
128 pages

X-men: Le retour du messie ( La trilogie du messie )



( a droite la couverture de la VO )

Ici il va m'être difficile d'être objectif car il s'agit de ma BD préféré tout simplement.
L'alliance parfaite d'une course contre la montre pour la survie d'une espèce, de l’évolution psychologique des mutants face a l'extinction, de batailles épiques et de cliffangher à foison !
Il faut tout de même savoir qu'a la base c'est le 3eme tome d'une "trilogie" ( le 1er tome= le complexe du messie est très bon, le deuxième= la guerre du messie l'est beaucoup moins ) mais que c'est le plus accessible.
Il suffit de connaitre les conséquences de "House Of M" et le début de l'histoire de Hope et Cable dans les grandes lignes et en avant ! ( la VO avait la bonne idée de mettre un court résumé de l'intrigue au début)
Qui dire de plus ? C'est une bd prenante, émouvante, intelligente, les dialogues sont hallucinants de justesses et d'écriture, les situations vous ferrons frissonné... Lisez la !
Prix: 29€
344pages

Astonishing X-men: Surdoués




Par rapport aux X-men, une saga revient souvent dans la bouche des fans: New X-men de Grant Morisson. ( Saga qui est fortement recommandable d'après beaucoup mais je n'ai pas vraiment accroché à la première partie donc j'aurais du mal à en parlé )
A la fin du long run de Morisson c'est un certain Joss Whedon qui reprend les rennes ( oui oui le réalisateur de Avengers ) et il apporte une vrai fraicheur et beaucoup de génie aux homo superiors.
A la base introuvable, cette BD a été réédité dans la collection Marvel d'Hachette ( trouvable en kiosque ou en grande surface ou sur le net ) et c'est une occasion rêvé pour sauté dessus.
L'histoire est vraiment captivante, les dialogues croustillants, ont retrouve les personnages qu'on aime avec leurs caractères propres: un incontournable.
( La suite sera aussi édité dans la même collection : Astonishing X-men: Dangereuse )
Prix:13€
Un peu plus de 200 pages.

X-men: La saga du phenix noir / Intégrale 1980


 

Culte ? Vous avez dit culte ?

Oui il s'agit bien la de l'histoire la plus "célèbre" et la plus emblématique des X-men.
Paru à la base en 1980 elle a très très bien vieilli, le récit est dynamique, prenant, il y a énormément de suspens, de l'émotion... Les personnages sont intéressant, les dessins passent plutot bien malgré l'age.
En bref Batman à son "Year One", Daredevil son "Renaissance"... et les X-men ont cette Saga du phénix noir.

Il faut savoir que cette histoire est disponible en deux formats, soit dans l’intégrale X-men de 1980 ( qui se concentre exclusivement sur cette saga donc et qui est donc totalement indépendante des autre intégrale ), avec quelques histoires "bonus" a la fin.
Prix: 29€
250 pages

Ou dans la collection Marvel Hachette ( Comprend toute l'histoire, une page de résumé de la situation, deux pages de présentation de l'auteur et deux pages "bonus" de présentation des mutant )
Prix: Entre 8 et 13€
a peu près 200 pages



X-men: Intégrale de 1975



 Ici un peu d'histoire s'impose: Les X-men ont débutés leurs aventures en 1963 mais, faute de ventes, la série s'arrête en 1970! Heureusement en 1975 deux scénaristes viennent dépoussiéré l'équipe mutante et sauver le navire. On assiste ici a l'introduction de mutants connus comme Wolverine, Tornade ou Diablo mais surtout à un vrai nouveau départ !
Un des auteurs à qui l'ont doit se retour est Chris Claremont (auteur de la saga du phenix noir, de Days of future past, de Wolverine, de Dieu crée, l'homme détruit ... ) et son écriture a très bien vieilli. L'équipe se met doucement en place, l'histoire avance, on s'attache au personnage.
C'est surtout une bonne occasion de découvrir les débuts des mutants tels qu'ont les connais maintenant.
Prix: 29€
200 pages

Magneto : Testament



Vous n'aimez pas les super-héros, les super pouvoirs ou même les comics colorés et "farfelues" ? Et bien le monde est bien fais car j'ai tout de même une BD pour vous! ( et pour les autres )
Il s'agit des origines d'un des super-vilain les plus connus: Magneto
Mais ici pas de pouvoirs magnétiques, de grosses bastons ou d'histoires super-héroique, on y suit un jeune garçon victime de la Shoah pendant la 2nd guerre mondiale.
L'histoire est froide, réaliste et ne fait quasiment aucune allusions aux mutants ou a Magneto.
Mais est ce que cela en fait une BD inintéressante pour autant ? Bien sur que non, au contraire.
Prix: 15€
114 pages

X-men Season One



Dernièrement Marvel à sortie une collection "Season one": Des histoires simple et "moderne" pour présenté le début de super-héros connus. Il y a eu les avengers, Ant-man, Strange ...
Et voila les X-men dans une histoire qui se concentre plus sur les rapport entre Cyclope et Jean Grey.
Elle permet surtout de découvrir les 1ers pas des X-men sans pour autant se plonger dans le récit de 1963.
Au passage les dessins sont un peu "cartoon" et très coloré, ça ne plaira pas a tout le monde mais on peut dire que ça change, et parfois ça fait du bien non ?
Prix:13€
112 pages


Mais encore :

New X-men:
L'incontournable et mythique run de Grant Morisson (Batman), en 4 volumes ( collection Select) !

X-men Boite à fantomes:
Une petite histoire originale et très bien orchestré par Warren Ellis (Iron Man Extremis)

 X-men 1963/1964:
Le tout début des mutant par Stan lee

House of M:
Le crossover X-men/Avengers qui a boulversé l'univers mutant. J'en reparle très bientot dans une séléction Avengers et/ou Marvel en general.

X-men: les origines:
Des histoires courtes présentant les origines des X-men les plus connus, dispensable mais sympathique. (Collection select)



lundi 14 juillet 2014

La série Batman Arkham



Alors que je viens de terminer (avec un peu de retard) Batman Arkham Origins, j'ai eu envie de faire une petite rétrospective sur la série en attendant la sortie début 2015 du prochain, et à priori dernier, opus de la saga connu aujourd'hui sur le nom de "Batman Arkham".


La série a débuté en 2009 avec Batman Arkham Asylum. A cette époque, ce titre n'évoquait jusqu'à lors qu'une excellente BD écrite par Grant Morrison et mise en image par Dave McKean. Bien que ce comics n'ai que très peu de rapport avec le jeu vidéo dont nous parlons aujourd'hui, je vous le recommandé néanmoins, d'autant plus qu'Urban Comics l'a récemment réédité en 2014. Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre chauve souris. Le jeu est donc développé par Rocksteady, un studios britannique alors inconnu au bataillon. Les fans doutent, mais après les premières vidéos, l'espoir est là : peut-être que Batman aura droit à un jeu en 3D digne de ce nom. 

Avant cela, on avait bien eu Lego Batman, fun et complètement décalé, Batman Vengeance, pas parfait, mais assez fidèle au dessin animé des années 90, ou encore Dark Tomorrow, très fidèle au comics mais complètement injouable (je l'ai fini, je sais de quoi je parle). Mais pas de véritable référence, ce qui sera le cas de Batman Arkham Asylum ! Sorti sur PC, PlayStation 3 et Xbox 360, le jeu fait un carton ! On retrouve toute l'essence du chevalier noir : baston, infiltration, intimidation, enquête,... Même si tout n'est pas parfait, de nombreux concepts seront repris et améliorés dans les différentes suites.

Costume très fidèle, ambiance lugubre, Arkham Asylum avait tout
pour convaincre son public, qu'il soit fan ou néophyte.

Dès le premier épisode, la sensation d'incarner véritablement Batman fait son effet. Le jeu a droit a un gameplay très soigné, fluide et réactif. On incarne donc Batman qui doit se charger d'une émeute dirigée par le Joker au sein de l’asile d'Arkham. Le scénario est signé par Paul Dini, à qui l'ont doit déjà de nombreux comics du chevalier noir, mais aussi bon nombre des épisodes de la série de 1990. Hé oui, encore elle ! On parle souvent de la série de "Bruce Timm" puisque c'est l'homme derrière l'équipe qui a réalisée plus d'une centaines d'épisodes de cette excellente série animée, officiellement connu sous le nom de "Batman The Animated Serie" puis "The New Adventure of Batman" pour sa dernière saison.

Si le jeu dispose déjà d'une excellente bande son, les doublages, que ce soit en version originale ou en version française, sont aussi d'excellente qualité. Vous vous rappelez que dans le dessin animé, le Joker avait la voix du Doc de Retour vers le Futur ? Pierre Hatet double encore une fois le Joker en français, quand à Batman, c'est Adrien Antoine qui s'en charge. Il n'est autre que le doubleur de Batman dans les dessins animés sortie après 2000. C'est également la voix française de Thor dans les films, ou de Superman dans Man of Steel si vous préférez la référence (hé oui, rien que ça).

Arkham Asylum fait donc un carton, et c'est sans surprise que Warner Bros. et Rocksteady annonce rapidement une suite : Batman Arkham City prévu pour 2011, toujours sur PC, Playstation 3 et Xbox 360 !

Batman Arkham City nous permet enfin de nous promener de toit en toit dans Gotham

Cette suite, elle avait d'ailleurs été teasé dans le premier jeu ! Dans le bureau du directeur de l'asile, si vous placiez 3 explosifs sur un mur, qui n’apparaît pourtant pas comme destructible à la vision de détective, après avoir déclenché les explosifs, vous révéliez une salle secrète contenant les plans d'Arkham City. Mais c'est quoi au juste Arkham City ? Il s'agit donc d'un quartier transformer en zone pénitencière au sein même de la ville de Gotham. Non seulement cette initiative ne plaira pas à Bruce Wayne, mais sentant qu'il se trame quelques chose de plus important encore, Batman partira à l’assaut de la mini-ville prison.


Cet "easter egg" n'avait à priori jamais été découvert avant que les développeurs du jeu n'en parle suite à l'annonce d'Arkham City. Pour en revenir à cette suite, elle se distingue du premier jeu par une approche plus "open world". Si finalement les différents quartiers qui composent Arkham City n'en font pas un lieu digne d'un GTA, le joueur reste libre de progresser dans l'histoire principale ou de suivre différentes quêtes annexes pour traquer tel ou tel criminel. Le reste du gameplay reste relativement identique, on à droit à quelques nouveautés comme le "double contre", c'est à dire la possibilité de contre deux ennemis en même temps lors des combats au corps à corps, mais aussi à de nouveaux gadgets comme la tyrolienne.

Sur la forme, cet épisode est un peu plus abouti que son prédécesseur, mais sur le fond, même si l'histoire est très sympathique (et toujours écrite par Paul Dini soit dit en passant), la narration est un peu plus hachée. Le fait que le joueur puisse se détourner quand il le souhaite de la trame principale et ainsi compléter des objectifs annexes cassait trop le rythme de l'intrigue. Difficile de faire une véritable histoire linéaire et bien rythmée lorsque c'est le joueur qui décide du quand et du quoi. Mais le jeu avait à son avantage de mettre en scène un nombres incroyables de personnages et de proposer de nombreuses références, ce qui a énormément plu aux fans. Catwoman était d'ailleurs jouables et possédait quelques quête intégrées au mode histoire. On la retrouvait également dans le mode "défis", ainsi que Robin ou encore Nightwing.

Le moteur graphique a été légèrement revu, le jeu est quand même plus beau que son prédécesseur

Histoire de ne pas perdre la main, et surtout son publique, Warner Bros. confit le troisième volet de la série à un nouveau studio : Warner Bros. Montréal. Après s'être chargé du portage d'Arkham City sur Wii U, le studios a donc la lourde tâche de s'occuper de Batman Arkham Origins. Cet épisode se déroule avant les deux premiers, il met d'ailleurs en scène le premier affrontement entre Batman et le Joker, et ce d'une manière particulièrement bien fichue. De base, le scénario ne casse pas des briques (contrairement à Lego Batman... Briques... Lego... Haha, non ?). Alors que Black Mask s'échappe de la prison de Black Gate, Batman part à sa poursuite et découvre que Black Mask à embaucher une poignée de tueurs professionnels pour lui faire la peau. Parmi eux : Bane, Killer Croc, Deathstroke, mais également des têtes nouvelles comme l'Electrocuteur ou Copperhead. Mais heureusement, l'histoire s'étoffe par la suite et se permet quelques rebondissements bien amenés. Encore une fois, c'est toujours Paul Dini qui signe le scénario.

L'avantage d'avoir une tripoté d'assassins qui courent après Batman, c'est que cela permet d'avoir des quêtes annexes qui sont bien mieux intégré à la trame principale que dans Arkham City. C'est encore un peu fouillis, mais on est quand même plus immergé dans l'ensemble de l'intrigue.

Le système de combat n'a pas beaucoup évolué hormis quelques nouveaux gadgets

Du côté du gameplay, le jeu propose un mode "détective" plus poussé que dans les épisodes précédents. Permettant de rembobiner des scènes de crime pour trouver des indices, même certaines quêtes annexes vous permettent d'utiliser ce système. Si finalement on reste utlra guidé, et les amateurs de point and click rigoleront devant la simplicité de ce système, l'idée est néanmoins louable et fonctionne bien en terme d'immersion. On découvre également quelques nouveaux gadgets rigolos, même si certains, comme la bombe collantes, ne sont que des variantes de gadgets déjà connu (la grenade givrante en l'occurrence). 

Néanmoins, si Arkham Origins semblait au premier abord qu'une repompe d'Arkham City, il se paie de luxe d'améliorer de nombreux points. La ville est plus grande, l'histoire mieux rythmé, le système de compétences et de défi mieux fichu (à mon goût) mais, car il y a un énoooorme "mais" : il est bien plus bugué que ses prédécesseurs.

Attendre patiemment sa cible pour la neutraliser par surprise,
tout un art que l'on a apprit à maîtriser tout au long des trois épisodes

Je pourrais vous en citer quelques uns : sur Xbox 360, j'ai été incapable de continuer ma partie car une porte, sensé s'ouvrir, ne réagissait pas. Sur PC, lors d'un combat contre Bane, celui-ci m’envoie littéralement à travers le décors, et je suis tombé sous la map. Une autre fois, j’atterris au milieu d'une bande de criminels, aucun ne m'attaque, et impossible pour moi de les attaquer, car à part les déplacements, aucune touche de ma manette ne répondait. Alors j'ignore s'il faut jeter la pierre à Warner Bros. pour avoir changé de studio, car Arkham Origins reste néanmoins un bon jeu. Mieux rythmé que le précédent, plus ambitieux, les musiques sont toujours excellente, et les doublages sympa.

Parlons un peu des doublages de ce troisième épisode d'ailleurs, puisque les voix derrières les personnages ont beaucoup changés pour ce troisième épisode. En VO, exit Kevin Conroy qui s'occupait de Batman, et Mark Hamill qui doublait le Joker (oui, Luke Skywalker est, ou plutôt était, la voix du Joker dans les dessins animés et la série Batman Arkham). Batman est campé par Roger Craig Smith, qui est également la voix anglaise d'Ezio Auditore dans la série Assassin's Creed, et c'est Troy Baker, qui doublait précédemment Double face, qui se charge du Joker (Troy Baker que l'on retrouvera dans le rôle de Revolver Ocelot dans Metal Gear Solid V d'ailleurs).

Même en VF, quelques doubleurs ont changé de personnage. Par exemple, Stephane Ronchewski doublait Alfred dans Arkham City, et il double désormais le Joker dans Arkham Origins. Ce choix reste assez évidant quand on sait qu'il fallait une voix plus jeune pour le Joker et que Stephane Ronchewski est le doubleur de Heath Ledger, qui a incarné le Joker dans le film The Dark Knight. Du côté de Batman, Adrien Antoine reste la voix du chevalier noir; Ouf, il y en a au moins un qui n'a pas changé !


Batman et Gordon ne sont pas vraiment de super copain dans Arkham Origins

Mais je pari qu'une question vous brûle les lèvres depuis que je vous parle d'Arkham Origins : pourquoi Rocksteady ne s'est-il pas occupé de ce jeu ? Étaient-ils trop occupés ? La réponse est oui ! Trop occupé par quoi ? Par le quatrième et dernier épisode de la saga : Batman Arkham Knight ! Hé oui, la Warner nous a fait le même coup qu'Activision avec ses Call of Duty en parallélisant le développement de deux jeux dans deux studios différents. Quelle bande de coquins !


La mega nouveauté dans Arkham Knight, c'est la possibilité de conduire la Batmobile.
Mais on en vient à se demander si ce n'est pas la seule nouveauté...

A l'heure où j'écris ces lignes, Batman Arkham Knight n'est pas encore sorti. Le jeu était d'ailleurs prévu pour octobre 2014 (tous les Batman Arkham sont d'ailleurs sorti à cette période), mais a été repoussé au 24 février 2015 (le même jour qu'un certain The Witcher 3 pour infos). Pour l'instant, on sait surtout que ce sera un jeu "New Gen" puisqu'il est uniquement prévu sur Playstation 4, Xbox One et PC. Les quelques vidéos sont assez prometteuse en terme de rendu graphique, même si les versions PC des précédents opus en étaient déjà assez proches. En terme de gameplay, on ne sait pas grand chose. On nous promet une ville encore plus grande, la possibilité de conduire la batmobile, de s'éjecter de la batmobile, de faire des course poursuite en batmobile, de détruire le décors en batmobile ou encore d'attaquer les criminels en batmobile. Et s'il y a autant de fois le mot "batmobile" dans ma dernière phrase, c'est parce qu'elle semble être l'argument number one de l'équipe marketing.

Espérons en tout cas que le jeu se montrera à la hauteur de nos attentes en nous proposant l'ultime conclusion à cette saga plutôt sympathique, certes pas parfaite, mais qui reste exemplaire en terme d'adaptation d'une licence telle que Batman en jeu vidéo.


mercredi 14 mai 2014

( Critique de film ) X-men Days Of Futur Past

( Critique garantie sans spoilers ! )

J'aurais pu titrer cette critique : " Plus un film à scénario, qu'un blockbuster", car autant être clair, les fans des Avengers, Spider-man & cie vont être largement surpris, voir déçu.

Les films de super-héros nous ont maintenant habitués à nous offrir des plaisirs d'enfants ( ou de grands enfants ), le plaisir de nous balader dans une ville de toile en toile tout juste derrière Spider-man, celui de voir Iron-Man revêtir son armure, ou d'admirer Captain America combattre des nazis à grands coups de bouclier etc.
Dans X-men Days Of Futur Past on est bien loin de tout ça et malgré les incroyables chorégraphies des quelques combats ayant lieu dans le futur, le film pourra sembler bien plat et peu "boom-boom" = explosions à tout va.
Étonnamment, nous avons le droit ici à un vrai film de SF et non une adaptation simpliste de diverses BDs ( que l'ont pourrait résumer à une bataille d'un gentil contre un méchant. )
Le scénario est la force, le moteur et la clé de voute de tout le film, il y a une vraie intrigue développée, cohérente, avec des petites révélations et des rebondissements. Ca rend l'ensemble très adulte, mature et "concret", j'ai envie de dire: ENFIN pour un film de super-héros ! ( Exceptions faite pour les adaptations cases par cases )

On se retrouve donc avec une sorte de film chorale ( film suivant divers personnages, avec leurs motivations et intrigues respectives, en parallèle ) qui prend le temps de poser toutes les pièces du puzzle lors de la première partie du film, avançant doucement mais surement tout prenant de l'ampleur... jusqu'à la moitié, avec la scène pivot, qui est juste énormissime ( traduction : la scène, tout en tension et en montage alterné ) m'a coupé le souffle et agrippé a mon siège) , à Paris, qui va relancer le film avec un nouveau statu quo dans une deuxième moitié beaucoup plus tendue.
Très peu de plans ou scènes impressionnantes ( ormis la fin ) et un rythme exponentiel, qui pourra paraitre lent et qui en surprendront plus d'un donc.
Par contre au niveau de la réalisation c'est excellente et de nombreux plans sont incroyables.

Pour rentré dans le vif de sujet, je tiens a précisé que le film est véritablement une suite de X-men First Class donc je recommande + que fortement de le regardé avant, tout comme je recommande de voir X-men 2 avant, ainsi que le site, lié au film, retraçant 25 moments historiques liés aux mutants.

Le film est le parfait mix entre first class et la trilogie originale dans le ton. On retrouve le côté historique très fort tiré du premier et le côté "drame humain et parfois intimiste" de la trilogie. De la même manière que les jeunes Xavier et Magneto font le pont entre leurs jeunes personnages dans First Class et leurs homologues futurs.
Au passage le côté uchronique rappelle fortement, et avec plaisir, Watchmen.

Quand aux acteurs, ils sont tous vraiment très très bons et portent les scènes à bout de bras. Bien sûr, par rapport aux autres adaptations super-héroïque comme Spider-man dans laquelleAndrew Garfield est un Peter Parker très proche de celui de la BD , idem pour les Avengers, ici les personnages sont toujours aussi différents de leurs modèles ( Par exemple Mystique et sa relation avec Xavier pour le plus flagrant ). En gros, ce n'est pas comme dans d'autres films dans lesquels on voyait les personnages de la BD sur grand écran, ici il faut réapprendre les personnages et leurs relations, ce qui détache toujours autant le film du matériau d'origine.

Comme je l'ai déja dis tout les acteurs sont bons, même Omar Sy qui à très peu de lignes de dialogue mais qui arrive à incarné un chef de rébellion en faisant preuve d'un charisme assez insoupçonné. Vif-Argent est, lui aussi, très éloigné de son personnage d'origine mais il est quand même intéressant et "fun". Trask ( joué par un des deux porte-étendard Trone de Fer ) est, quant à lui, parfait, il n'est pas mis en avant, n'est pas effrayant au premier abord mais ça passion, presque malsaine, pour les mutants et son aura suffisent pour en faire un excellent personnage. Pour les autres ils jouent toujours aussi bien leurs rôles que dans les autres films.

En fait s'il faut le comparer ce film à une autre saga super-héroique du grand écran, ça serait toujours avec les Batman de Nolan. Il y ce côté très réaliste, très cinématographique, très personnel du réalisateur ( déjà présent dans X-men 1 bien avant Batman Begins). J'avais d'ailleurs dit que The Dark Knight Rises était le mélange parfait entre l'univers de Nolan et celui des BD, et c'est exactement pareil pour DOFP ,l'alchimie est parfaite ! Cerise sur le gâteau : on retrouve ce sentiment d'urgence, cette tentative de survie, ce compte à rebours contre l'extinction des mutants qu'on avait déjà dans des histoires comme "Le retour du messie" ( en VO: Second Coming ) et ça fait vraiment plaisir.

Autre plaisir, ce film n'est pas un Wolverine-movie ! Et "malheureusement" ce n'est pas un X-men all stars non plus, dans le sens où seules Xavier, Magneto et Mystique sont au centre de l'intrigue (même les sentinelles ne sont pas si présentes que ça ). Mais ne boudons pas notre plaisir les autres X-men ont leurs moments de gloire ( surtout Vif Argent ) , hormis Havok, limité à un caméo aperçu dans le générique de ASM 2.

Au niveau des caméo/clins d’œils tout le monde aura son avis, en tout cas celui de la fin m'a fait applaudir de bon cœur ! ( Meilleur caméo dans un film , avec les "twins" de captain america 2 ). Je regrette quand-même l'absence du fameux mur ( avec la photo de tous les mutants morts ou capturés ) qui est le symbole de l'histoire de base.

Conclusion: X-men DOFP n'est pas parfait, l'univers futur et les mutants présents ne sont pas mis en avant par exemple . Mais il a un si bon scénario et il nous le livre avec tant de sincérités qu'on plonge dedans avec plaisir . En plus, des acteurs incroyables et une bonne dose d'émotion ( et d'humour, bien sur "obligatoire" dans tout blockbuster ) viennent renforcer le tout.
En bref une intrigue et des points forts assez costauds pour en faire un des meilleurs films de super-héros à ce jour !